Peugeot 304S Cabriolet : Un classique intemporel à découvrir

La Peugeot 304S cabriolet de 1973 incarne à merveille l’élégance discrète des années 70. Ce petit cabriolet à la française séduit toujours par sa ligne intemporelle, sa mécanique fiable, et son statut de voiture de collection abordable. Revenons en détail sur l’histoire, le design, les performances, les anecdotes et la place de ce modèle dans le patrimoine automobile français.


L’histoire de la Peugeot 304 Cabriolet : une lignée née du succès

Lancée en 1969, la Peugeot 304 est une évolution plus grande et plus puissante de la 204. Elle reprend la même base technique tout en se différenciant esthétiquement par sa calandre rectangulaire et ses lignes tendues. Dès 1970, Peugeot décline la 304 en version cabriolet, produite par le carrossier maison Chausson, avec finition signée Pininfarina.

La version 304S Cabriolet, apparue en 1972, marque une montée en puissance : elle reçoit le moteur 1.3 L à carburateur double corps développant 75 chevaux DIN, une vraie progression par rapport aux premières versions de 65 chevaux.

Un projet boudé au démarrage

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, Peugeot n’était pas friand des modèles « plaisir » à cette époque, préférant miser sur des véhicules familiaux et robustes. Mais devant le succès rencontré par les cabriolets Renault (comme la Caravelle) et certains modèles italiens, la marque décide de créer une version découvrable de la 204… qui deviendra ensuite la 304.

Ce fut un pari marketing risqué pour Peugeot, considéré à l’époque comme plus conservateur que Citroën ou Renault. Le succès modeste du modèle a tout de même permis de conforter sa place dans le catalogue quelques années.

La production confiée à Chausson

La carrosserie des versions cabriolet et coupé de la 304 n’était pas réalisée directement par Peugeot, mais sous-traitée à l’entreprise Chausson, spécialiste de la tôlerie industrielle. C’est aussi ce sous-traitant qui assurait l’assemblage initial avant retour à l’usine pour finition.

Ce procédé semi-artisanal a engendré des variations mineures d’un modèle à l’autre, notamment dans l’ajustement des ouvrants ou des capotes. Cela rend parfois la restauration plus complexe, car toutes les pièces ne sont pas parfaitement interchangeables.


Un des derniers cabriolets grand public français avant une longue pause

La Peugeot 304 cabriolet (et la 504 cabriolet dans une moindre mesure) fait partie des derniers cabriolets “abordables” français avant que le marché ne se tourne massivement vers les berlines. Il faudra attendre les années 90 pour revoir une vraie démocratisation du cabriolet avec la Renault Mégane ou la Peugeot 206 CC.


Une peinture plus fragile… volontairement !

Certains collectionneurs ont noté que la peinture des 304S cabriolet semblait plus fragile que celle des berlines. En réalité, cela serait dû à une couche de finition plus fine, censée faire gagner quelques kilos sur le poids global du véhicule. Cela reflète bien l’obsession de Peugeot pour l’optimisation du rapport poids/puissance, qui était l’un des rares moyens d’améliorer les performances sans toucher au moteur.

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Un modèle prisé par les étudiants… bourgeois

Dans les années 70, la 304S cabriolet était souvent considérée comme la voiture « du fils de bonne famille », étudiant en droit ou en architecture. Elle a d’ailleurs été surnommée ironiquement dans certains cercles parisiens “la décapotable des beaux quartiers”, par opposition aux populaires 4L et 2CV. Cela a contribué à créer autour d’elle une aura un peu chic, sans être snob.


Une rare version export… en boîte automatique

Très peu connue, une série ultra-limitée de 304 cabriolet aurait été exportée vers les États-Unis et le Canada avec une boîte automatique, pour répondre à une demande spécifique. Il s’agissait alors d’un essai sans suite, car la boîte auto était jugée trop lente et incompatible avec le tempérament léger du cabriolet. Ces versions sont aujourd’hui quasi introuvables et très recherchées par les collectionneurs spécialisés.


Une capote mieux pensée que sur des modèles plus chers

Les ingénieurs Peugeot ont mis un point d’honneur à concevoir une capote facilement manipulable par une seule personne, ce qui n’était pas courant à l’époque. Contrairement à certaines concurrentes nécessitant un outillage ou deux personnes, la capote de la 304 se repliait rapidement et s’intégrait parfaitement dans son logement arrière. Ce détail pratique fut largement salué dans la presse auto de l’époque.


Un design signé Pininfarina : l’élégance à ciel ouvert

Pininfarina, célèbre carrossier italien (et déjà partenaire de Peugeot depuis la 403), signe ici un cabriolet compact mais très élégant. Son dessin est sobre mais équilibré, avec une ligne de caisse fluide, des optiques fines, une capote manuelle bien intégrée, et une belle harmonie d’ensemble.

Par rapport aux cabriolets allemands ou italiens de la même époque, la Peugeot 304S cabriolet se distingue par un raffinement discret, moins ostentatoire mais tout aussi charmant.

Dimensions :

  • Longueur : 3,98 m
  • Largeur : 1,55 m
  • Poids à vide : 930 kg
  • Capacité du coffre (capote fermée) : ~200 L

Spécificités mécaniques : simplicité et robustesse

Sous le capot de la 304S cabriolet 1973, on retrouve un moteur 4 cylindres en ligne 1 288 cm³, associé à une boîte manuelle 4 vitesses. Grâce à son carburateur double corps, la puissance passe à 75 chevaux DIN, soit un gain notable pour un véhicule de moins d’une tonne.

Performances de la version classique :

  • Vitesse max : environ 160 km/h
  • 0 à 100 km/h : ~15 secondes
  • Consommation moyenne : 8 à 9 L/100 km

Le comportement est sain, la direction précise (bien qu’un peu floue à haute vitesse), les suspensions souples mais bien calibrées. Le freinage à disques à l’avant est performant pour l’époque.

Grâce à sa légèreté et son moteur volontaire, la 304S cabriolet est souvent qualifiée de “plus vive” que la berline, malgré des performances modestes sur le papier.

304 Cabriolet “S” : ce qui change vs le cabriolet “classique”

  • Moteur et perfs. La “S” reçoit le 1 288 cm³ XL3S à carburateur double corps (Solex 35 EEISA), porté à 74–75 ch DIN (vs 65 ch DIN sur la 304 cabriolet standard). La vitesse maxi passe d’env. 150 km/h à 160 km/h et l’auto gagne en reprise. WikipédiaOctane MagazineAutotitreCatalogue Automobilealepoc.shop
  • Châssis. Pour accompagner le surplus de puissance, la suspension est légèrement raffermie sur les versions “S”. Wikipédia
  • Transmission & freins. Comme la “classique”, la “S” reste en traction, avec boîte manuelle 4 rapports et disques à l’avant / tambours à l’arrière (spécifs identiques, mais réglages d’amortissement différents sur la S). Autotitre
  • Instrumentation & équipements. La “S” se distingue par un compte-tours, des appuie-tête, et une calandre noir mat au lion doré. L’instrumentation évolue en 1973 (nouveau tableau de bord à trois cadrans), ce qui différencie visuellement les millésimes. Wikipédiacarjager.com
  • Chronologie. Les versions “S” arrivent en avril 1972 sur coupé et cabriolet ; à partir de juillet 1972, le cabriolet n’existe plus qu’en “S” jusqu’à l’arrêt de production en juillet 1975. WikipediaWikipédia

En résumé : même silhouette et même base technique avec une touche de sportivité apportée par les jantes Dunlop couleur Or, mais la 304 Cabriolet “S” ajoute un moteur plus vif, une mise au point de châssis et des détails d’équipement/finition qui la positionnent au-dessus de la cabriolet “classique”.


Un comportement routier typiquement Peugeot

La tenue de route de la 304S cabriolet est à saluer : grâce à une traction avant, un empattement court et un centre de gravité bas, elle procure un vrai plaisir de conduite en virage, même sans assistance.

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La direction est directe, l’amortissement est souple mais rassurant, et la position de conduite reste confortable pour les longs trajets. Une vraie voiture plaisir, idéale pour les balades sur les routes secondaires ou les virées côtières.


Nombre de ventes et rareté actuelle

La production totale des Peugeot 304 cabriolets (toutes motorisations confondues) s’élève à environ 18 647 exemplaires entre 1970 et 1975. Le modèle S, produit à partir de 1972, est plus rare encore, ce qui en fait aujourd’hui un collector recherché.

Aujourd’hui, moins de 2 000 exemplaires seraient encore en circulation en France, la plupart entre les mains de passionnés ou restaurateurs avertis.


Pourquoi la 304S cabriolet est-elle si recherchée aujourd’hui ?

  • Voiture de collection abordable : les prix restent encore raisonnables par rapport aux cabriolets italiens ou anglais de la même époque.
  • Facile à entretenir : les pièces sont encore trouvables, et la mécanique est simple.
  • Esthétique intemporelle : parfaite pour des événements, des mariages ou des shooting photo.
  • Capote manuelle rapide à manipuler : idéale pour les balades improvisées.

Pourquoi je l’ai choisie

Comme beaucoup de collectionneurs « non fortunés », je souhaitais rouler cheveux au vent sans pour autant débourser 20 000€ ou avoir les mains dans le cambouis toute la journée mais aussi ne pas rouler dans une voiture de « vieux beau » (dixit ma femme), un peu ostentatoire.

La 304 est une voiture de conception simple, robuste, qui a fait ses preuves et qui a un capital de sympathie fort, du fait de son image de voiture populaire. Elle est encore trouvable avec une cote raisonnable et une simple alerte suffit pour dénicher de bonnes affaires, ce que j’ai fait rapidement avec cette belle prise à quelques km de chez moi !



Foire aux questions

Combien coûte une Peugeot 304S cabriolet aujourd’hui ?

Selon l’état et le kilométrage :

  • État roulante, non restaurée : 6 000 – 9 000 €
  • Restaurée ou état concours : 12 000 – 16 000 €

Est-ce une bonne voiture pour débuter une collection ?

Oui ! Simple à entretenir, agréable à conduire, look séduisant… et peu chère à assurer en collection.

Peut-on rouler en 304 cabriolet tous les jours ?

Techniquement oui, mais attention à la corrosion, aux pièces d’usure, et à l’absence d’équipements modernes (pas de direction assistée, ni climatisation…).


En résumé

La Peugeot 304S cabriolet de 1973, c’est :

  • Un design sobre et élégant signé Pininfarina
  • Une mécanique fiable et accessible
  • Un plaisir de conduite réel
  • Un excellent choix pour un premier véhicule de collection

Une icône discrète des seventies à redécouvrir absolument, que ce soit pour un weekend, un mariage, ou une vie de passionné.

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